L’huile de palme est-elle si mauvaise qu’on le dit ?

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L’huile de palme n’a pas fait bonne impression, en fait, elle a même une mauvaise influence. Jugée comme poison depuis quelques années, elle a été persécutée sur le marché. Mais est-ce qu’elle est véritablement à fuir ? Pour quelles raisons, elle fait du tort sur le plan nutritionnel pour qu’elle ait cette mauvaise réputation ?

Historique de l’huile de palme

Sortie sur le marché européen et le marché français depuis 2001, l’huile de palme est réservée aux cercles des produits biologiques et diététiques en étant considérée comme huile végétale, donc une bonne graisse. Elle a pris la place des graisses issues de l’hydrogénation partielle, dénigrées de leur fonction depuis les années 80. En fait, ces matières adipeuses partiellement hydrogénées ont été jugée renfermant une teneur élevée en acides gras trans. Elles ont été adoptées comme solution favorable. Cette mesure a été adoptée jusqu’à ce que l’on s’est rendu compte que mis à part son faible apport énergétique total, ce type d’huile présente des effets négatifs sur le risque cardiovasculaire.

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En fait, quand on utilise cette huile à teneur élevée dans les aliments, le taux de mauvais cholestérol LDL va augmenter et celui du bon cholestérol HDL diminue. Ce qui n’est pas réellement le cas. Même si elle demeure encore présente dans certains types de nourriture comme margarines dures de basse qualité ou dans certaines pâtisseries et viennoiseries, l’huile de palme a été prise comme solution de remplacement. Cette huile renferme des caractéristiques physico-chimiques essentiellement intéressantes, dont la moitié d’acides gras saturés. De ce fait, elle paraît très stable à l’oxydation et au chauffage. Elle dispose d’un point de fusion élevé, ainsi que d’autres propriétés qui la rendent adaptée à bon nombre d’utilités. Petit à petit, elle a pris son grappin dans le monde de l’industrie agroalimentaire. On la trouve dans plusieurs produits dont des biscuits, des chips, des glaces, des gâteaux, des pâtes à tartiner etc.

Effets de l’huile de palme

Malgré tous les exploits de l’huile de palme, elle a été mal vue grâce à ses qualités. En effet, elle contient une teneur élevée de graisses saturées (50 %), particulièrement de l’acide palmitique, qui ne sont pas adaptées pour la santé. Elle affecte de manière négative le profil lipidique (cholestérol total, HDL et LDL…). Suite à quelques constatations, ces éléments composant de l’huile de palme augmentent le risque cardiovasculaire.

Par ailleurs, l’huile de palme est plus favorable par rapport aux matières grasses végétales partiellement hydrogénées, le beurre ou le lard en termes de conséquence sur le bon et mauvais cholestérol (HDL et LDL). Quant aux autres paramètres métaboliques et biologiques, dont ceux associés liés à l’inflammation, à la thrombose, mesurés à jeun ou après un repas, elle ne présente aucun effet conséquent.

La qualité de l’huile de palme repose sur sa richesse en graisses saturées qui la rend solide, stable, peu fragile à l’oxydation et au rancissement, capable de faire face au chauffage. Mais si on la consomme en excès, elle peut élever le taux de cholestérol LDL. Malgré ses quelques défauts, elle présente de nombreux avantages.